← Le guide de nuitUrgence : 15

Bébé pleure la nuit : que faire, dans l'ordre

Par Lou Delmont · sources vérifiées en octobre 2026

La réponse courte. D'abord, écartez l'urgence. Ensuite, vérifiez le simple : faim, couche, chaud ou froid, rot, fatigue. Puis consolez une technique à la fois, lumière basse. Si vous craquez, posez-le sur le dos dans son lit et sortez dix minutes. Et demain, ne restez pas seul.

1. Écartez l'urgence

La plupart des pleurs de la nuit ne cachent aucune maladie. Mais chez le tout-petit, c'est son allure générale qui compte le plus : un bébé qui boit bien et réagit rassure ; un bébé mou, gris, qui ne vous regarde plus, inquiète.

Appelez le 15 (ou le 112) s'il a moins de 3 mois et 38 °C ou plus, même s'il a l'air bien ; s'il respire mal (vite, avec des pauses, en creusant entre les côtes) ; s'il est très mou ou difficile à réveiller ; s'il pousse un cri faible, très aigu ou continu ; s'il a des taches rouges ou violacées qui ne s'effacent pas quand on appuie dessus ; ou s'il a été secoué, même quelques secondes. Prenez la température dans les fesses, au thermomètre électronique. Dans le doute, appelez.

2. Vérifiez le simple

Pleurer est sa seule façon de dire qu'il a besoin de quelque chose. Commencez par les causes simples : la faim, une couche mouillée, une chambre trop chaude ou trop froide (touchez sa nuque, pas ses mains), un vêtement qui serre, un rot qui ne passe pas, la fatigue. Déshabillez-le aussi : un cheveu ou un fil enroulé serré autour d'un doigt, d'un orteil ou du pénis demande les urgences, sans attendre.

Les premières semaines, environ deux heures de pleurs par jour sont normales, et ce pic baisse nettement vers 3 mois.

3. Apaisez, une chose à la fois

Donnez cinq minutes à chaque technique, et notez celles qui marchent : baisser la lumière et couper les écrans, le peau à peau, marcher en le portant (visage bien dégagé), un bruit doux à volume bas, loin de sa tête, la même chanson lente encore et encore, un massage doux du dos. Changer sans arrêt l'énerve souvent davantage.

4. Si vous craquez, posez-le et sortez

Couchez-le sur le dos dans son lit, rien autour de lui. Sortez, fermez la porte, respirez dix minutes, appelez un proche. Puis revenez. Dans son lit, il est en sécurité, même s'il pleure. Ne le secouez jamais : une seule secousse peut laisser un bébé handicapé à vie. S'il a été secoué, appelez le 15 tout de suite et dites-le.

5. Demain, ne restez pas seul

Organisez un relais avec l'autre parent ou un proche. Notez les pleurs pendant trois jours (heure, durée, ce qui a calmé) pour en parler au médecin ou à la PMI, où les consultations pour les bébés sont gratuites. Et si la fatigue, la tristesse ou la culpabilité durent plus de deux semaines, parlez-en aussi pour vous : mère ou père, ça se soigne.

Avant tout, écartez l'urgence. Moins de 3 mois et 38 °C ou plus, gêne pour respirer, bébé très mou ou gris, cri faible ou très aigu, taches qui ne s'effacent pas quand on appuie dessus : appelez le 15 (ou le 112). La liste complète est dans le guide de nuit.

Il pleure, là, maintenant ?

Le guide de nuit gratuit vous accompagne une question à la fois. Et le début du livre « Il pleure la nuit » est offert.

Ouvrir le guide de nuitRecevoir le début du livre
Sources de cet article
  • Assurance maladie (ameli.fr) : fièvre de l'enfant, quand consulter en urgence.
  • NHS : signes d'alerte chez l'enfant de moins de 5 ans.
  • Haute Autorité de santé, 2017 : syndrome du bébé secoué (coucher, quitter la pièce, demander de l'aide).
  • Site officiel 1000 premiers jours : les pleurs de bébé.
  • Freedman SB et al., Pediatrics, 2009 : 237 bébés aux urgences pour des pleurs sans fièvre, environ 5 % de causes graves.
  • Manuels MSD (grand public) : pleurs chez l'enfant, cheveu enroulé (« tourniquet »).